mardi 13 février 2007

PRESQUE DIX ANS ENSEMBLE (prélude)



L’AMOUR REMONTE-TEMPS

Nous sommes deux « vieux » amoureux de quarante cinq et quarante et un ans, (respectivement pour elle et moi, en cette année 1997), notre amour âgé de 2 ans (un bébé) est si grand, si pur, que nous ne pouvons plus le contenir et le taire. Nous le vivons aussi intensément que nous le permettent nos vies respectives, nous vous en faisons part ici pour libérer un tant soit peu notre trop plein de passion et crier au monde (faute de pouvoir le faire sur tous les toits), la force de notre attachement mutuel, la sincérité de nos sentiments, mais aussi notre souffrance à vivre séparés. Nous vivons une idylle fantastique, tout en nous est l’expression de notre amour, notre corps, notre cœur, nos faits et gestes, nos élans de tendresse et notre bouche. Nous ne vivons plus que l’un pour l’autre depuis que nous nous connaissons, nos vies ont totalement changé, nous nageons dans cet océan de bonheur indéfinissable, sublime, bien que semé d’embûches, nous aimerions, que le temps s’arrête ou ralentisse pour nous (il va trop vite à notre goût) et que le monde change de concept, pour voir en nous deux êtres amoureux, nos vies sont désormais devenues interdépendantes, nous ne nous quittons quasiment plus, nous sommes ensemble soit au téléphone soit en quelque endroit quasiment 24h/24h ; c’est dire que nous ne pouvons plus nous passer l’un de l’autre. Nos veines, nos os, notre peau, nos yeux, notre nez( tous nos sens), notre sommeil, notre temps et notre espace sont remplis de cet amour indescriptible et nous découvrons du coup des sensations jamais vécues, ni même soupçonnées (malgré les nombreuses années de soit disant « mariage »), nous redécouvrant pour ainsi dire la vie. Nous nous sommes libérés petit à petit de toutes nos crises de conscience et avons fait fi de tous les clivages d’une société hypocrite sans réels fondements ; Nous n’avons rien à nous reprocher , bien au contraire, nous nous félicitons l’un l’autre de ce cadeau céleste, qui nous, préserve de la déprime, nous comble et que nous nous jurons de préserver intact et de protéger contre toutes formes de souillures. Il est venu effacer d’un seul trait nos illusoires concepts du bonheur des années passées, pour s’installer en maître absolu et n’étaient nos vies familiales (les parents et surtout les enfants), nous serions à l’heure qu’il est officiellement époux (nous sommes unis par contrat moral et par le sang, à l’indienne). Nous demandons d’être épargnés par les jugements quels qu’ils soient (favorables ou critiques), les objecteurs de conscience et les prêcheurs de tous bords ont été les artisans de nos échecs et les auteurs des ravages et drames de nos vies antérieures. Tout n’était, en définitive, qu’illusions, mirages, mensonges, déceptions, soumissions et sacrifices inutiles, nous n’avions droit qu’à des devoirs, des obligations et des responsabilités. Nous découvrons aujourd’hui, les vertus et la magie du franc-parler, de l’attention, du vrai respect, de l’ouverture, de la tendresse et de la bonté (écoute et considération), la vraie complémentarité, l’unique et seule raison qui doit prévaloir à l’union de deux êtres humains et nous ne sommes pas prêts à échanger ce fabuleux trésor contre tout l’or du monde, nous avons été dupes de croire aux fausses vertus de l’aisance matérielle et aux lois préétablies de la soumission inconditionnelle, de l’asservissement avilissant, des fausses pudeurs et de l’inégalité arbitraire qui, en réalité, éloignent plutôt qu’elles ne rapprochent, tellement impersonnelles et indignes de l’être intelligent ; finies pour nous la duperie, les œillères et l’aliénation. Nous avons habité le même quartier jusqu’en 1978, pour nous retrouver dans la même rue, dès mon déménagement en 1982, puis carrément voisins, à mon installation en 1986, à mon adresse actuelle. Nos chemins ne se sont croisés qu’après quatre longues années d’attente et de cour tenace et effrénée. Je dois dire que ça en valait la peine; le résultat est notre immense amour agrémenté par le regret d’avoir perdu tout ce temps, comme d’ailleurs tout notre passé (qui s’avère une supercherie fabriquée de toutes pièces par un concept de société dégradant et plein de tabous), tellement nous avons raté de belles choses. Nous vous souhaitons de vivre un tel bonheur simple que seul un amour sincère, désintéressé et pluriel peut donner. Soyez à l’écoute de vos nobles sentiments, ne courrez pas après des chimères, la vie est trop courte, il faut la vivre, sainement et pleinement sans artifices ni faux calculs. Ne vous occupez guère des affaires des autres, ne trichez pas avec les sentiments, ne vous mentez pas à vous-même et entre vous, rien ne vaut le bonheur et celui-ci ne s’achète pas, ne se loue pas, ne se trouve pas à chaque bout de rue et ne se troque pas contre quoi que ce soit, comme une vulgaire marchandise ou un objet dusse-t-il être de grande valeur, il ne se simule pas, il est ce qu’il y peut arrivé de meilleur à quelqu’un, l’amour vient des tréfonds de notre cœur et de notre ego, on n’aime pas sur commande, bien que l’inverse soit une réalité amère (nous la vivons, chaque jour, cette haine nourrie aux engrais neurochimiques). Dieu lui-même a laissé en sursis le diable dans son entité intégrale, jusqu’au «jour» du jugement dernier, lui seul, en tant que créateur et maître de l’univers, est juge de ses créatures (nous n’en sommes qu’une espèce). Nul ne peut s’arroger le droit de pouvoir, mépriser, punir, mutiler, juger, condamné et tuer ; chacun n’est et ne peut être responsable que, de ses propres actes, de leurs effets directs ou indirects et leurs conséquences,…nous,…nous nous aimons et Dieu le sait. ***Elle est croyante pratiquante, musulmane et moi pas, d’où ses réticences primaires et ses incessantes crises de conscience, loin de moi,…il m’a fallu beaucoup de patience et de «génie» pour ne lui laisser à l’esprit que le meilleur de notre relation, les plaisirs et le bien être qu’ils génèrent,…je l’ai traitée comme une fleur épanouie mais fragile, jusqu’à ce qu’elle soit devenue ce fruit mûre, métamorphosée à mon grand bonheur, coquine à souhait et très entreprenante, au point de se surprendre elle-même, dont l’argument ci-dessus, pour lui dire que les autres font à leur tête et n’ont pas à nous juger, quand elle exprimait, à certains moments, sa crainte que notre relation vienne à se savoir.