Rien qu’une parenthèse N’ayant pas le grand art des narrateurs,…je vous demande d’excuser la lourdeur du texte, je vous laisse ainsi donner libre cour à votre imagination, pour planter le décors et jouer un peu aux metteurs en scènes scrupuleux et exigeants, je n’ai pas décrit les lieux et la femme de mes fantasmes délibérément, faute de pouvoir le faire fidèlement et aussi pour éviter toute compromission éventuelle, avec une personne qui lui soit très familière (parmi vous peut être), on n’est jamais assez prudent, vous comprendrai mieux au dénouement, de mon histoire.. Comme pour un plat cuisiné, je vais utilisé, des condiments, des épices, des légumes et l’eau (pourvu que vous l’ayez à la bouche jusqu’aux desserts), chacun des éléments que j’utiliserai (en grain, par pincées ou en bouquets) juste pour relever mes sauces seront précédés d’un *, les couverts sont mis, les plats fumants servis, bon appétit ! : *…il faisait un noir d’encre, un soir en rentrant du cinéma, arrivé au quartier où j’habite, j’entends un psitt que j’attribue à mon imagination attisée par le film que je venais de voir, j’ai quand même marquer le pas et me suis retourné dans tous les sens sans voir qui que ce soit, même pas un chat, à la faible lumière des réverbères éloignés, un deuxième puis un troisième psitt insistants me firent relever la tête vers la source d’émission, une femme du balcon , au premier étage de l’immeuble faisait des signes de la main, *croyant à une méprise sur ma personne ou à une présence autre que la mienne, dans la rue ou dans une voiture stationnée là, j’ai décidé de continuer mon chemin, mais un nouveau psitt et la chute d’une *pince à linge tout près de mon pied *droit, me fit arrêter et relever la tête, cette fois convaincu qu’elle s’adressait à moi de la main, me demandant de «venir», je connaissais bien cette femme habitant cet immeuble voisin du mien, du moins de vue et elle avait plutôt bonne renommée, *alors pensant qu’elle avait besoin d’une assistance quelconque, j’ai gravi les marches de l’immeuble et à mon arrivée sur le palier, une porte s’entrebâillât et elle apparu sur le seuil de sa porte (dans le noir total de sa maison), je la voyais à la faible lumière de la lampe de la cage d’escaliers,...elle répondit à mon «bonsoir» et s’empressa de rajouter, je vous sais, *de renommée, bricoleur et étant seul à la maison, je n’ai personne pour me rétablir le courant, j’étais entrain de repasser et tout à coup c’est le noir,…je n’ai pas voulu aller chez les voisins, à cette heure ci (*1h00 du matin), alors si vous le voulez bien, j’aimerai que vous entriez pour, au moins, me rétablir la lumière dans la cuisine, je n’ai plus qu’une seule *bougie presque épuisée,…elle s’écarta pour me laisser passer, elle referma la porte dès que j’ai franchi le seuil, et je l’ai suivi dans le couloir jusqu’à la cuisine,…la faible lueur venait d’une applique murale et non pas d’une bougie, je lui fis la remarque et elle me répondis spontanément *comme quelqu’un qui s’attendait à ça : «je suis gênée tout à coup de vous avoir dérangé, en réalité il n’y a que les prises qui ne fonctionnent pas, mais j’avais peur que *vous refusiez de venir,…asseyez-vous, je vais vous servir quelque chose, qu’est ce que vous prenez, du thé , du café ou de la limonade ? » j’ai donc pris place sur une chaise et j’ai demandé un verre de limonade, qu’elle mit aussitôt devant moi, sur la table, elle a pris place aussi, et sirotant son café fumant, elle pris un paquet de cigarette en sortit une et me la tendit, puis elle en pris une autre de ses lèvres, et les alluma *(la sienne après la mienne), au bout d’un instant (mal à l’aise dans cette situation aussi inattendue que compromettante) pris de doutes (et si c’était un piège saugrenu ?, me disais-je), je lui ai demandé de m’indiquer le disjoncteur pour tenter quelque chose, c’est alors qu’elle m’avoua que c’était là juste un prétexte pour avoir de la compagnie, je lui ai fait la remarque qu’elle aurait bien pu inviter une voisine ou quelqu’un de proche, sentant le malaise me gagner de plus en plus, quand elle me dit qu’elle avait remarqué depuis fort longtemps quelle ne m’était pas indifférente (comme elle a beaucoup insisté sur ça, j’ai du le lui avoué, elle ajouta alors qu’elle rêvait de moi aussi, tout en dénudant ses épaules, puis sa poitrine,…je m’avouai intérieurement que moi aussi j’ai beaucoup fantasmé sur elle, …je l’ai imaginée bien des fois dans mes bras, lèvres contre lèvres, enlacés, et l’occasion était trop belle pour la rater bêtement, pour des considérations d’ordre moral,…je réfléchissais à une vitesse vertigineuse, deux voix se disputaient en moi , l’une moqueuse me disait « allez espèce de con, sautes-lui dessus, tu ne vois pas qu’elle n’attend que ça ? » alors que l’autre au contraire me disait « attention bonhomme, tu vois bien que c’est une femme sérieuse, elle a cédé à ses pulsions par ennui, allons, sois raisonnable va-t-on vite ! » elle se leva, d’un bond relevant ses bretelles et se dirigeât vers une porte qu’elle ouvrit, elle en alluma la lampe, et du seuil me fit signe de la rejoindre, je lisais dans ses yeux l’expression de sa victoire trop facile et cette lueur de fierté d’une femme qui se voulait irrésistible, et contre toute attente, alors que j’étais très excité, je me suis dirigé vers la sortie, ma main sur la poignée de la porte, je me suis tourné vers elle et hésitant je suis resté cloué là comme un imbécile, un temps qui me sembla une éternité, la voyant se rapprocher de moi j’ai alors ouvert la porte et suis sorti l’âme en peine, sur le palier sans pouvoir faire un pas de plus, laissant la porte entrouverte derrière moi, …je senti sa main saisir mon poignet je n’en demandais pas tant et je ne désirais pas me faire prier, nous oublions tous les deux, nous ne nous rendions pas compte qu’on risquait de se faire surprendre ainsi sur le palier, je la rejoignis vite et nous restâmes là un moment hébétés, je lui pris le visage dans mes mains, et sans un mot j’écrasais mes lèves contre les siennes si *avides et expertes, elle plaqua son corps contre le mien et une bouffée de chaleur me submergea, sacrée femme me disais-je, un vrai volcan en *éruption, quelle aubaine ! elle s’écarta de moi en me caressant la joue et s’éloigna , je l’ai suivi de mes yeux incrédules, elle s’arrêta au bout du couloir et me fit face, …j’avançais alors qu’elle se déshabillait avec une sensualité *à faire fondre un iceberg éternel, tout en évoluant vers elle, elle glissait comme une ombre et se laissa tomber à la renverse sur le lit, la chambre dégageait des *senteurs indescriptibles, elle alluma la lampe de chevet et me pria d’éteindre le plafonnier, ce que je fis promptement tout en continuant de déboutonner ma chemise, elle entreprit *elle-même de me déshabiller et me fit une place dans le lit, en glissant son bras *gauche sous ma nuque pour q’elle me reçoive tout contre elle, ma main caressa un moment sa joue et ses lèvres, les miennes se rapprochaient lentement vers son visage, les siennes esquissaient un sourire *électrisant et ses yeux m’embrasaient , …quand soudain retentit une sonnerie toute proche, … je lui ai demandé de ne pas répondre à l’appel (pensant que c’était le téléphone), je me l’entendais dire, alors que serrais de dépit et rageusement l’oreiller contre mon visage l’enfouissant confus et honteux,… je venais de réaliser, qu’il fallait y repasser, c’était bel et bien la sonnerie de mon réveil, il était 6h30 du matin.
samedi 16 août 2008
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