lundi 5 mars 2007

PRESQUE 10 ANS ENSEMBLE (1/...)

CHAQUE JOUR

Chèrie en ce jour, comme tous les jours, j’ai une envie folle de t’avoir prés de moi pour te dire plein de bonnes choses, tout en te prenant dans mes bras serrée, mon univers, se résume à toi, désormais, tu occupes mes pensées à toi toute seule, sans toi la vie n’a aucun sens et je me sens si seul et triste quand tu es loin de moi, j’aime te regarder de près, dans le fond de tes yeux où je lis, à la fois mêlés, une profonde tristesse et un bonheur indéfinissable, expression de tes sentiments profonds et de tes appréhensions que je comprends à juste titre, puisque je vis les mêmes batailles en moi, sans parvenir à clarifier mes pensées, il m’est à la fois agréable et pénible de t’avoir pour «femme», agréable parce que tu es la douceur même de cet amour qui nous unit et pénible du fait que nous devons cacher notre passion en faisant d’énormes efforts pour nous contrôler et contenir nos élans, il m’est très facile de te clamer mon amour et de te dire que je ne pourrai jamais résister à tes charmes, rien qu’au son de ta voix, mes sens s’éveillent, mon imagination devient féconde et mes rêves me transportent dans des mondes féeriques, sans me faire oublier notre amère réalité qui, comme par enchantement paraît surmontable, mon cœur bat la chamade et tout mon être s’embrase, je pénètre dans un monde fantastique enchanteur, désarmé, ensorcelé, engourdi, ligoté, vidé de mon énergie, incapable de maîtriser ma volonté et mes faits et gestes et par-dessus tout, hanté par ton image, je reste de longs moments rêveur, envoûté, perdu dans mes souvenirs et réflexions oubliant mes obligations et devoirs, la t^te vide, l’esprit ailleurs et les membres lourds, incapable de mener à bon terme la moindre tâche, c’est dire que toute mon énergie se focalise sur toi, alimentant mes sentiments en exclusivité, pour garder ma passion pour toi constamment ardente, ma chérie. Il m’arrive de chercher un refuge ou ne serai-ce qu’un prétexte pour libérer un petit espace de mon cœur, mais c’est sans compter sur sa volonté de se garder rien que pour toi, jalousement, il est mon moteur et il t’a choisi comme carburant et il se refuse à toutes substitutions ou mélanges, qu’y puis-je, sinon me plier à sa ferme volonté ; Il est vrai que jamais, auparavant, il n’a eu le privilège de vibrer pour une femme aussi, sensuelle, sulfureuse et généreuse que toi,…Mais je pense, en toute logique que cette frénésie est quelque peu démesurée, sa fougue n’a d’égale que le fanatisme d’un guerrier conquérant ou la hargneuse puissance d’une vague venant se briser sur une falaise, se jurant de l’avoir à l’usure, même s’il faut y consacrer toute sa vigueur, les écumes et les remous ainsi formés sont révélateurs de son acharnement et aussi sa dévotion comme pour accomplir un devoir sacré, celui de façonner la roche réputée dure et froide et lui donner, au fil du temps. Triomphant et transcendé par sa victoire laborieuse, il reste sourd aux innombrables appels de la raison, celle du quotidien, aveugle à tout ce qui défile sous mes yeux, insensible à tout autre contact, il trépigne d’un désir insensé pour toi, il est rempli de sa seule dépendance pour toi, du plaisir que mes lèvres lui transmettent par nos baisers, de la chaleur que nos corps en fusion lui communiquent, des pulsions que nos étreintes propagent en profondeur, du bonheur indéfinissable qui l’envahit et le place sur une orbite quelque part dans l’infinité des cieux, comblé.

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